Oui, le raffinage a de l’avenir en France

Les arguments de TOTAL et de l’UFIP ne sont pas recevables !

TOTAL et le patronat du secteur pétrolier (L’UFIP) mènent depuis des années, sans relâche, une campagne sans précédent de dénigrement de notre outil de raffinage, en avançant toujours les mêmes arguments :

  • Manque de rentabilité
  • Inadaptation à la demande
  • Obsolescence
  • Pollution

Ce discours, complètement biaisé, a malheureusement déjà servi de prétexte à la fermeture de quatre raffineries depuis 2010 (Flandres, Reichstett, Petit Couronne, Lyondell lBasell), avec la complicité des gouvernements en place, quels qu’ils soient.

A y regarder de plus près, les arguments avancés ne sont pas aussi irréfutables qu’on veut bien le croire.

Rappelons que tous les pétroliers, dont TOTAL, cherchent et trouvent du pétrole dans des pays non européens (Afrique Noire, Moyen orient, Amerique latine, Asie). Les coûts d’exploration / production / transport pour sortir un baril de pétrole dépendent de l’ancienneté du champ de pétrole, de la difficulté à l’extraire, de la zone géographique et de la fiscalité du pays dans lequel il est exploité.

Pour Total le coût de production varie de :

  • 5-7 dollars (pour les champs matures du Golfe de Guinée)
  • à 40-50 dollars (pour les derniers barils mis en production en l’Angola).

Certains projets à l’étude vont certes générer des coûts de production de 50-60 dollars par baril, mais ce même baril, sur le marché international, se vend aux alentours de 100 dollars. On vous laisse calculer la marge sur chaque baril produit….

Ce sont ainsi de l’ordre de 1,7 millions de barils par jour que le groupe va vendre sur le marché. Et les profits sont ensuite mis au nom des filiales gabonaise, angolaise, nigériane, congolaise ou autres…Les taxes et autres impôts dans ces pays sont, de plus, très favorables, quoiqu’en disent nos patrons toujours en pleurs. Les profits sont alors GIGANTESQUES.

Il est donc naturel que TOTAL dit que 80 % des ses profits sont réalisés hors du territoire national car cela lui rapporte un maximum.

Et les raffineries de TOTAL dans tout ça?

Total raffine la totalité de sa production soit 1,7 millions de baril par jour. Total pour préserver sa poule aux œufs d’or, facture aux raffineries le brut au prix du marché soit 100 dollars. Cette pratique handicape financièrement les raffineries avant qu’elles n’aient commencé à raffiner le premier litre de pétrole.

Imaginons que TOTAL demain décide de ne plus considérer les raffineries comme des centres de coûts mais comme des outils indispensables à la transformation du pétrole, le brut pourrait alors leur être vendu à un prix préférentiel, inférieur au prix du marché afin de répartir les marges. Ou même au prix de revient réel. Les raffineries génèreraient alors des milliards d’euros de bénéfice (Une partie de ceux qui sont générés aujourd’hui à l’Amont et au Trading).

Ces outils industriels auraient alors les moyens nécessaires pour investir afin de s’adapter à la demande, de répondre au mieux aux normes environnementales et de rester dans le coup sur le plan technologique !

Mais TOTAL, qui comme chacun sait est une entreprise responsable socialement et sociétale ment (c’est elle qui le crie sur tout les toits) ne souhaite bien évidemment pas payer l’impôt sur les bénéfices en France (33% sur les bénéfices nets en théorie, mais 8 à 10% dans la pratique compte tenu des exonérations diverses possibles.)

Alors TOTAL TUE VOLONTAIREMENT les raffineries européennes et françaises pour une simple histoire de gros sous.

Voilà la réalité. Voilà pourquoi TOTAL et l’UFIP mentent sciemment aux salariés, aux élus, à la NATION.

Les salariés doivent réagir tant qu’il en est encore temps.

Total l’a annoncé, la part des bénéfices dévolue aux actionnaires, qui sont, faut-il le rappeler, le fruit de notre travail quotidien, va continuer d’augmenter et il faudra pour le groupe se séparer de raffineries ou autres installations pétrochimiques pour y parvenir.

Aujourd’hui plus que jamais les salariés sont au pied du mur.

La CGT appelle les salariés à débattre, et à s’organiser pour contrer les faux arguments de TOTAL et de l’UFIP.

Un outil de raffinage Français performant et répondant aux besoins : OUI c’est possible !

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